Doctorant (INALCO) : Sciences du langage : linguistique et didactique des langues
(2020)

Contact

Directeur de thèse : Paul Widmer, Université de Zurich
Co-directrice de thèse : Agnes Korn, CNRS-CeRMI
École doctorale : ED 265, Langues, littératures et sociétés du monde, INaLCO

Thèse en co-tutelle : INaLCO / Université de Zurich
Financement : Fonds national suisse pour la science, dans le cadre du projet Sino-Indo-Iranica Rediviva (2020-2023)

Titre de thèse : L’histoire culturelle des emprunts lexicaux sino-iraniens

Résumé de la thèse
Les relations historiques sino-iraniennes incluent de nombreuses sortes de contacts, notamment sur les plans commercial, religieux, politique, mais également des migrations. L’un des types les plus importants de contact sino-iraniens est celui développé par les routes commerciales via l’Asie centrale et la mer.
Cette recherche fait partie du projet « Sino-Indo-Iranica rediviva », dirigé par le Prof. Dr. Wolfgang Behr, et financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Ce projet examine les plus anciens échanges de marchandises le long des anciens réseaux commerciaux eurasiens à l’aide de données issues de corpus linguistiques et de sites historiques et archéologiques. Mon rôle dans ce projet est d’étudier un certain nombre de mots d’emprunt provenant d’Iran en Chine et vice-versa, et ce jusqu’à la fin de l’Antiquité.
Les anciens contacts entre Iraniens (par exemple Sogdiens) et Chinois sont mis en évidence par une somme de mots d’emprunts iraniens en chinois, mais également par des découvertes archéologiques, notamment des pièces de monnaies iraniennes, des lettres sogdiennes, des inscriptions, et même une épave contenant une inscription moyen iranienne.
Berthold Laufer (1874-1934) a été le premier savant à écrire une étude complète des relations historiques sino-iraniennes, mais cette contribution remonte au siècle dernier et des progrès importants ont été réalisés dans les études iraniennes et chinoises depuis, suite notamment à la découverte des manuscrits iraniens de Turfan en Chine (1902-1914), ainsi que de nombreuses autres découvertes ultérieures.
Pour effectuer une analyse méthodologique, les mots d’emprunt iraniens, les termes botaniques et les articles commerciaux seront analysés par l’intermédiaire d’enquêtes étymologiques, de références contextuelles et de comparaisons avec leurs équivalents chinois et indiens. Ce travail passera en revue l’état de la recherche jusqu’à maintenant et cherchera à identifier de nouveaux mots d’emprunt entre la Chine et l’Iran en effectuant une analyse complète des sources disponible.
Mots-clés : emprunts lexicaux, sino-iranien, Asie centrale

Cursus universitaire
• 2019 : Master en langues et cultures anciennes d’Iran, Université Allameh Tabatabai, Téhéran, Iran